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 The fear of blood tends to create fear for the flesh feat. Lyra

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MessageSujet: The fear of blood tends to create fear for the flesh feat. Lyra   Sam 20 Aoû - 23:52

The fear of blood tends to create fear for the flesh





Trouver des survivants. En attirer un hors de son groupe, de gré ou de force. Le ramener vivant. Voilà notre mission. Et comme toujours, rapporter ce que nous pourrions encore trouver dans cette ville fantôme. Macon est l'une des plus grandes aires urbaines de l'État, avec 94 000 habitants pour la commune et 231 000 habitants pour l'agglomération. Enfin, était. Mais ça veut dire que même en un an, tout n’a pas encore été visité et passé au peigne fin. Je suis encore surpris de nos trouvailles parfois. Mon truc perso, ce sont les batteries et les piles. Mon rêve : une batterie solaire ! Mon fantasme : générateur électrique type dynamo. Pour Tony, seules les drogues comptent. Curieusement, il en trouvé régulièrement : ce n’est pas ce qui a retenu l’attention des survivants. Son rêve ultime est de tomber sur un plan de canabis ou un labo de crystal meth. Pour Lyra ? J’avoue que je ne sais pas. Elle ne l’a jamais dit. Je devrais lui demander. Il faut dire que depuis ce fameux soir où tout a basculé, tout est pareil mais différent. Je ne sais pas comment expliquer. Parfois, elle est tout près de moi mais je la sens à des années lumières. Je ne sais pas ce que j’ai fait, ou pas fait. Du coin de l’œil je la regarde. Si fragile et si forte à la fois. J’ai envie de tendre la main, effleurer son visage au teint de porcelaine, de… Elle se tourne vers, je retrouve l’ado angoissé que j’étais avant tout ça. Je lui souris maladroitement. Elle ouvre la bouche, je ne saurais jamais ce qu’elle allait me dire. Tony nous rejoint avec fracas.

« Courrez !!!!!!!!!!!!!! »

Je ne peux m’empêcher de regarder ce qui le pousse à fuir cet ancien hôtel où nous étions postés en repérage. Leurs formes se dessinent dans son sillage, silhouettes tordues à la démarche saccadées. Un, deux, trois… J’ai du mal à compter car les portes battantes se sont refermées, mais j’en ai vu au moins dix. Ça fait beaucoup même à trois. Règle de survie je ne sais plus combien : plus d’un par personne, on esquive ! Inutile de vouloir être un héros si ça signifie mourir. Ce monde n’a plus de place pour la bravoure excessive. Marche, non, cours ou crève ! Nouveau regard vers Lyra, elle s’élance, je la suis. Tony est passé par une porte dérobée, celle-là même par laquelle nous sommes arrivés il y a à peine dix minutes. Il a beau être régulièrement shooté, je peux vous assurer qu’il court vite. Il nous lance des regards pour savoir si on le suit et bifurque dans un couloir à droite. Derrière nous, les portes battantes du casino ouvrent la voie à une quinzaine de rôdeurs. J’entends Tony cogner contre un charriot et quand il est enfin dans notre champ de vision, je le vois étalé au sol. Je le rattrape avant qu’il n’ait fini de se relever et l’aide. Lyra ouvre maintenant la voie, elle arrive à l’issue de secours et pousse la porte. Mais elle s’arrête net, on manque de lui rentrer dedans. La lumière soudaine m’aveugle quelques secondes, puis les papillons noirs s’estompent de ma rétine pour dévoiler une ruelle où se promènent six rôdeurs.

« Ils sont toujours moins nombreux que derrière nous. »

Tony lève son flingue, je pose rapidement ma main sur son avant bras.

« Non, faut pas en attirer d’autres. »

Il me fixe de ses grands yeux expressifs comme si j’avais perdu la tête.

« Je ferais pas de corps à corps avec ces trucs. »
« Regardez si y’a un passage de l’autre côté de la ruelle. »

Je troque mon fusil à pompe contre ma batte recouverte de fils barbelés. Il faudrait vraiment trouver des silencieux…
je ne suis pas un warrior, avant j'étais du genre victime, passif. Mais maintenant je dois être fort et courageux. Pour mes amis, ma seule famille. C'est tout ce que j'ai.


Dernière édition par Elijah Bloodshire le Mer 24 Aoû - 23:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: The fear of blood tends to create fear for the flesh feat. Lyra   Dim 21 Aoû - 7:45

La chasse... La jeune Thomspn s'y était bien faite - assez rapidement, pour être honnête, elle avait appris à traquer les survivants, à regarder la menace des rôdeurs approcher, sans craindre l'issue de cette aventure. Elle n'avait pas vraiment peur de mourir... Elle espérait juste que cela se ferait sans trop de souffrances, si ça devait arriver. Elle en avait eu sa part déjà, non ? Bien sur, elle n'avait jamais eu les tripes à l'air, comme le vieux Smith, lors du dernier accident à l'hôpital, mais sa souffrance était d'une nature différente. De celle qui, étrangement, maintenait quand même dans un semblant de vie... Ou peut-être était-ce autre chose qui la poussait à continuer malgré tout ? Son regard d'une couleur impossible à définir, entre le bleu et le vert, se posa sur son ami Elijah qui, sans en avoir conscience peut-être, dirigeait toujours plus ou moins les opérations.
Lyra était essoufflée, mais il n'y avait pas vraiment le temps de prendre une pause pour discuter. Elle avait sorti de ses poches ses couteaux, et quoi que les garçons puissent dire, elle se tenait prête à les utiliser. Trois vivants contre six cadavres ambulants, ça pouvait le faire largement.

    - Par là ? Murmura-t-elle presque, d'un ton qui aurait du être un cri surement, mais que la prudence retenait. Comme l'avait indiqué son camarade, il y avait bien un passage de l'autre coté de la ruelle : une échelle rouillée qui montait surement au premier étage d'un immeuble délabré, cachée derrière un tas de déchets immondes, qui n'avaient pas pu visiblement être évacués après l'épidémie. Si c'est pas squatté...


Bien sur, malgré les difficultés des rôdeurs à grimper les marches, il y avait toujours des risques qu'ils aient voulu visiter l'endroit, à la recherche d'un nourrisson oublié dans un berceau, ou peut-être d'un animal de compagnie croupissant dans sa cage. A vrai dire, Lyra ne s'intéressait guère aux motivations de cette menace persistante... Elle avait été témoin d'horreurs dont elle n'aurait jamais soupçonnée l'existence avant cela, et plus rien ne la surprenait ou la choquait.
Elle s'élança, et, tranchant la gorge molle d'un de leurs potentiels assaillants sur son chemin, elle finit par attraper d'un geste habile le barreau le plus haut, pour se hisser sur le premier palier de ferraille rouillé. Ce ne fut que là, dans une sécurité relative, qu'elle se tourna pour observer la progression des garçons, avant de pousser le battant d'une fenêtre, qui s'ouvrit en grinçant.

Elle sentit un coup sec sur son épaule, et Tony la dépassa en entrant par l'ouverture dégagée, sautant au sol d'un appartement modeste, dont le mobilier a surement subi une fouille approfondie dans les dernières semaines... Des vêtement recouvrent le sol, ainsi que les reste d'un matelas éventré, en quelques billets inutiles. L'argent n'achète malheureusement plus rien, si ce n'est des illusions.

    - Fais gaffe p'tain... TONY ATTEND ! Pesta la jeune fille, en tentant toujours de ne pas élever trop la voix, pour ne pas réveiller les monstres qui pourraient se terrer dans les placards. Elle se tourna vers Elijah qui venait d'entrer lui aussi, après un retard du peut-être à quelques discussions cordiales avec leurs poursuivant. Il avait l'air d'aller bien, et c'était tout ce qui importait pour Lyra. J'te parie qu'il a filé dans la salle de bain !


Lyra fit une moue dépréciatrice. Les habitudes de leur meilleur ami n'étaient pas inconnues des deux adolescents... Tout ce qui était bon pour s'échapper de la réalité lui convenait, et le plus souvent, les médicaments étaient la seule denrée qu'il parvenait à se procurer assez facilement. Thelma gardait cependant précieusement les clefs des salles de l'hôpital où étaient entreposés les produits les plus forts : ce qui lui attirait des regards de plus en plus insistants du junkie.
Néanmoins, il n'y avait plus de bruit dans les couloirs à présent, pas la moindre pote qui cognait ou sons caractéristiques d'une ouverture frénétique de boites de pilules. Tony, pour une fois, semblait relativement calme et silencieux, et cela inquiétait Lyra, habituée aux extravagances du jeune homme.
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MessageSujet: Re: The fear of blood tends to create fear for the flesh feat. Lyra   Mer 24 Aoû - 23:22

The fear of blood tends to create fear for the flesh





Je jette un regard dans la même direction que Lyra : un immeuble en face, avec une échelle. On pouvait tenter. Je fais ok de la tête et j’avance vers le premier zombie. De toutes mes forces, je lui balance un coup de batte en pleine face. Il y a un crac sourd, je suis éclaboussé de substances noirâtres. La chose tombe raide au sol, se décrochant des barbelés dans un bruit de succion dégueu. Il reste des lambeaux de chair accrochés à mon arme. Oui, notre nouvelle vie c’est ça : sang, chair putréfiée et saleté. Par chance, je n’avais jamais du genre maniaque, j’avais même été habitué à une certaine crasse…
Lyra fait tomber un autre de nos gêneurs avant de choper l’échelle. Tony a rangé son flingue et pratique l’esquive pour la rejoindre. Le troisième qui arrive vers moi est assez balaise, je le sens pas. J’ai le sentiment que je ne lui exploserais pas la boîte crânienne aussi facilement alors je vise sa jambe rongée. Les os du genou explosent et se disloquent. Il se retrouve au sol et chope mon pantalon. Pendant qu’il cherche à m’attirer à lui, je peux le frapper avec moins de risques. Deux coups pour l’achever et voir son œil droit sauter de son orbite. Je grimace. Les trois autres, je ne cherche pas, je file avant qu’ils ne m’atteignent.
Quand je les rejoins, Tony n’est déjà plus dans la pièce principale. La salle de bains ? Il y a de fortes chances, il trop speed pour réfléchir. Je grince des dents.

« Putain… ça va toi, pas touchée ?»

Elle n'a rien. Et je réalise qu'il n y a pas de bruit. Curieux. Tony c’est pas le genre à faire des fouilles silencieuses. J’échange un regard avec Lyra, inquiet. Ça n’augure rien de bon quand la routine n’est pas là. Je commence à faire un pas pour sortir de la pièce et visiter l’appart quand un bruit fracassant retentit. Pas une explosion mais aussi bruyant. Je suis tendu comme un string, ça va ameuter le quartier.

« Tony !!! »

A quoi il a touché ?! Je cours et le couloir est envahi de poussière. Un gémissement vient de la deuxième pièce à droite. Je speed, Lyra à mes côtés mais avant de passer la tête, je mets mon bras en travers pour qu’elle reste derrière moi. Je jette un œil rapide, les yeux qui pleurent à cause de la poussière. Y’en a encore plus dans cette salle…

« Oh merde… Tony ?? »

Je m’avance un peu. Sacré spectacle qui s’offre à nous : le sol de la salle de bain a disparu. Tout est à l’étage en dessous, même la baignoire ! Même l’espèce de chose qui essaie encore d’en sortir. Et même Tony ! Il se relève, tout dégueulasse et trempé. Et le bruit a attirer les rôdeurs, on peut déjà les entendre.

« Mec, bouge pas ! On va te remonter ! »

Je ne sais pas si c’est la meilleure solution mais s’il sort de l’appart du dessous, il risque de se faire alpaguer. Je regarde Lyra voir si elle a une idée pour le remonter, ou une meilleure idée simplement.

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MessageSujet: Re: The fear of blood tends to create fear for the flesh feat. Lyra   Jeu 25 Aoû - 10:57

Lyra échangea un regard avec Elijah. Pas besoin de répondre à sa question : il voyait qu'elle allait bien, malgré les égratignures qui ne dataient pas du jour, et la crasse sur ses vêtements... C'était ainsi, ils se comprenaient. Ils n'étaient pas bien beaux à voir, même si les dégâts étaient limités par le confort relatif de l'hôpital. Les conditions de vie n'autorisaient pas vraiment les soucis esthétiques. Néanmoins, la Thompson trouvait plus encore que jamais à son ami un charme qu'elle n'aurait pas su définir.
Un bruit sourd vint interrompre ses réflexions - qu'est-ce que Tony avait encore fait ? La jeune fille jura entre ses dents... Des mots qu'elle n'avait appris d'ailleurs qu'au contact de son camarade toxico.

    - On peut pas, déclara promptement Lyra, dans l'urgence, en découvrant comme Elijah que le sol de la salle de bain s'était effondré en emportant Tony. On peut pas... Faut descendre, répéta-t-elle, à l'adresse du Bloodshire qui proposait de trouver un moyen de remonter leur ami.


Elle ne prit pas le temps de prévenir le troisième de la manœuvre. Elijah lui avait dit de ne pas bouger de toute façon, et la créature qui s'agitait dans la baignoire ne semblait pas avoir assez de membres pour en sortir et être un danger immédiat. Attrapant le poignet du blond, elle l'entraina vers la porte. Il était inutile de perdre du temps à construire une échelle, ou se blesser en tractant un poids tel qu'un homme peut-être lui-même amoindri par sa chute, alors qu'il suffisait de prendre les escaliers pour rejoindre les appartements du dessous... Sauter n'était pas non plus envisageable - le poids de la baignoire avait traversé deux parquets, et se jeter dans le trou sans se briser quelques os relevait sans doute du miracle, ce qui laissait d'ailleurs peu d'espoir sur l'état de Tony. Il fallait juste d'espérer avoir assez de temps, avant qu'un rôdeur n'ait la même idée de rejoindre le brun.
A peine eut-elle ouvert la porte que Lyra s'aperçut néanmoins du problème : des grognements caractéristiques indiquaient clairement que le bruit de l'effondrement n'était malheureusement pas passé inaperçu. Il fallait être plus rapides.

    - On a pas l'choix ! Chuchota-t-elle à l'attention d'Elijah, lui indiquant qu'elle était prête au pire.


Il le savait surement lui aussi, et ne pouvait que l'approuver. Au mieux, ils n'auraient qu'à en zigouiller 2 ou 3. Au pire, l'accident aurait rameuté tous le quartier. Dans tous les cas, le destin était scellé à présent. Malgré ce qu'on pourrait croire, descendre dans l'affolement était beaucoup plus compliqué que de monter des marches deux à deux... A vouloir se précipiter, il y avait de plus gros risques de rater un palier et de rouler jusqu'en bas, ce qui n'était vraiment pas souhaitable dans leur situation.
Lyra n'eut le temps que d'arriver jusqu'au plus proche palier avant que le premier zombie ne se présente, la langue pendante et le regard vide, suivit par l'un de ses acolytes qui lui, n'avait plus de quoi les observer que d'un œil... Et ils n'étaient visiblement pas seuls, même si le reste de leur troupe anonyme grimpait plus fébrilement à leur rencontre.

    - Là ! Indiqua-t-elle, en montrant la porte d'un appartement qui devait être celui juste au-dessus de Tony, et qui leur permettrait peut-être de gagner quelques minutes. Elle trancha au passage la gorge du mort le plus proche, laissant Elijah nettoyer derrière elle si besoin. La porte claqua. TONY !


Au point où ils en étaient, hausser la voix n'allait pas non plus aggraver les choses... Elle se pencha au-dessus du gouffre, un peu moins profond à cet étage, et scruta les ténèbres où aurait du se trouver leur ami - et où gisait encore le baigneur sans bras et jambes.

    - Tony n'est plus là, annonça Lyra en se tournant vers son ami qui venait d'arriver, poisseux de sang plus ou moins séché. La Thompson était livide. Leur pote avait disparu, et ils avaient désormais grâce à lui une horde de cadavres ambulants aux fesses... Ce n'était pas une bonne journée.
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MessageSujet: Re: The fear of blood tends to create fear for the flesh feat. Lyra   Lun 5 Sep - 17:04

The fear of blood tends to create fear for the flesh





Je veux le remonter mais Lyra n’est pas de mon avis. Je ne suis pas chaud pour descendre, ça veut dire passer par les couloirs, prendre des risques mais elle ne me laisse pas le temps d’argumenter, elle file en m’entrainant avec elle. Bon, quand faut y aller, faut y aller !

Je lui aurais bien dit que j’ai toujours raison, mais là encore : pas le temps de discuter. On a de la compagnie ! Je lui adresse un sourire en coin avec ma tête de petit con qui le savait. On se dépêche d’avancer et rapidement la compagnie se rend visible. Deux rôdeurs pour commencer. Unpour chacun. Je laisse Lyra se charger du sien sans comprendre pourquoi elle lui tranche la gorge, on sait que ça ne leur fait rien. Je dégomme la tête du mien avec la batte, il y a un crac horrible et du sang me gicle dessus avant qu’il ne s’écoule. Ensuite, je balance un bon coup de pied à monsieur égorgé, en plein ventre. Il perd l’équilibre et va nous faire un roulé boulé dans les escaliers. Avec de la chance il se sera brisé des membres, ou même la nuque et vas rester en bas !

Lyra m’indique une porte, celle de l’appart au-dessus de Tony. Par chance c’est ouvert ! On referme derrière nous et je la suis à l’intérieur tout en scrutant cet environnement inconnu. Pas envie d’être surpris. RAS. Sauf que, une fois dans la salle de bain : pas de Tony en dessous.

« Quoi ?! »

J’ai très bien entendu et je n’attends pas de réponse en fait mais je stresse. Je me penche pour regarder, peut-être qu’il est dans un coin.

« TONY !!!! »

Aucune réponse. Je l’appelle encore. Je me fiche du bruit, on en a déjà trop fait de toute façon. Merde, où il est ce con ? Pourquoi il ne répond pas ? Je dois garder la tête froide, ne pas céder à la panique. Jamais.

« Il doit y avoir des marcheurs dans l’appart en dessous, il a du se déplacer pour les esquiver. On ressort de cet immeuble et on file au point de rendez-vous. »

Chaque fois qu’on sort, on a un point de ralliement au cas où on se retrouve séparés. Jamais ce n’était arrivé. Jamais on n’en a eu besoin. Tony c’est mon meilleur ami, mon frère, je ne peux pas le perdre. J’attrape le poignet de Lyra plus que je ne pose ma main dessus.

« Tu ne me lâche pas d’une semelle. »

Les bruits dans l’appartement du dessous ne me permettent pas d’être positif. Même si l’absence de cris me fait penser que mon cher toxico s’est carapaté ou caché.

« On va le retrouver. C’est un warrior. »

Je ne la lâche pas, je la sers sans doute un peu trop fort mais si je la perds aussi je perds la boule. Je l’entraine dans l’appartement pour trouver par où sortir. C’est là qu’on passe devant la chambre d’un gosse. Mon regard est attiré par un tas de pétards et autres feux d’artifices pour amateurs. J’entre dans la chambre, ravi.

« Parfait… On va faire diversion. »

Il nous restera plus qu’à voir par où on veut s’esquiver et les attirer à l’opposé. Dans le doute on le criera à Tony pour qu’il ait une chance de plus de nous rejoindre.


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MessageSujet: Re: The fear of blood tends to create fear for the flesh feat. Lyra   Dim 11 Sep - 16:58

Les mots d'Elijah étaient rassurants... Bien sûr, Tony était trop malin pour finir comme ça, en tombant à travers le sol pourri d'une salle de bain. Malgré tout, l'idée qu'ils puissent avoir perdu leur ami laissait à Lyra une impression de malaise indescriptible, elle ressentait une nausée incontrôlable. Tout, mais pas ça. Tony et Elijah était tout pour elle, tout ce qui lui restait et l'unique raison qu'elle avait encore de se battre, de vouloir rester en vie... Le destin ne pouvait pas être à ce point sournois qu'il la laisse les regarder disparaître, et finir ainsi seule, sans espoir.
Le Bloodshire lui attrapa le poignet, et elle se laissa entrainer - n'importe qui d'autre qui l'aurait saisi ainsi se serait vu repoussé brutalement. Ce genre de contact, dominateur, presque agressif, elle ne l'accepterait plus jamais, elle s'en était fait la promesse, et son corps l'avait enregistré dans le plus profonds de ses instincts primaires. Avec Elijah, c'était différent, et elle recherchait presque malgré elle cette intimité, qui l'effrayait pourtant.

    - Comme à la fête du printemps... Marmonna-t-elle, soudain perdue dans ses pensées, en voyant le regard de son compagnon s'illuminer devant les feux d'artifices. Elle ne resta pas rêveuse longtemps, néanmoins, en entendant les grognements menaçants des créatures qui les suivaient. On a qu'à les jeter dans le trou, comme ça on les attirera en bas, vu que Tony a déjà déguerpis...


C'était le seul risque... Mais visiblement, le garçon ne se prendrait pas une fusée sur la tête, puisqu'il était déjà loin... Lyra voulait y croire. En attendant, le plan leur permettrait de s'échapper par les étages, par la fenêtre... Par n'importe quel autre endroit, en fait, que les escaliers infestés du dessous.
Elle attrapa l'un des explosifs... Un jouet pour enfant facile qu'il suffisait d'actionner avant de le lancer, en comptant sur quelques secondes, voir des courtes minutes, avant le déclenchement de la pétarades. Elijah lui avait montré, une fois, à la fête du printemps, lorsqu'ils avaient décidé qu'ils ne se mêleraient pas à la foule, et ferait leur propre spectacle, avant de se coucher dans l'herbe et d'observer le ciel redevenu calme, en refaisant le monde. Lui, elle, et l'immensité... Et Tony qui racontait des conneries pour apporter un peu de légèreté et les faire rire, avant de s'endormir sur un banc public, complètement ivre ou pire.
La première déflagration retentit, arrachant une nouvelle fois Lyra à sa nostalgie.
Elijah avait déjà balancé une première salve de pétards dans la salle bain, lorsqu'elle tira le fil de la fusée rouge qu'elle tenait dans la main, et qui vola superbement sur le sol en tournant sur elle même avec un sifflement strident, illuminant l'appartement d'où Tony avait du s'enfuir.

    - On y va ! Déclara la demoiselle, pas trop fort mais d'un ton autoritaire, même si les zombies ne pouvait guère l'entendre à présent... Il ne servait à rien de trainer... Surtout si les explosions rompaient encore quelques poutres, et les faisaient passer à travers le plancher. Le balcon !


Cela faisait tellement de fois maintenant que Lyra enjambait les fenêtres, qu'on eut dit qu'elle avait fait cela toute sa vie. Le balcon n'était pas celui de l'échelle de secours, mais heureusement, les balcons voisins, pas trop éloignés, y menaient avec une sureté relative. La Thompson prit son élan et sauta, renouvelant cet effort jusqu'à ce que les barreaux de sortie soient à portée de main, et elle descendit précipitamment sur le sol, comme un jeune singe, un peu maladroit, mais efficace.
Personne ne les attendait en bas... Elle aurait pu s'en réjouir, si elle n'avait pas tant souhaité voir Tony sortir de derrière une poubelle, ou un cadavre définitivement achevé, de ceux qui pourrissaient dans la ruelle.
En voyant Elijah la rejoindre au sol, elle eut la brusque envie de se jeter dans ses bras pour y oublier cette douloureuse déception, mais préféra se contenter de serrer les poings... Ce désir-là était trop ambiguë, la bouleversait trop pour qu'elle puisse y céder sans peur.
Comme elle craignait qu'il ne lise ses pensées dans ses yeux - il savait si bien le faire - elle baissa la tête pour l'accueillir, le poids de leur perte voûtant également ses épaules.
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MessageSujet: Re: The fear of blood tends to create fear for the flesh feat. Lyra   Mer 21 Sep - 14:44

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Elle veut en jeter dans le trou. J’hoche positivement la tête. J’en jetterais aussi par la fenêtre du même côté pour attirer ceux de dehors. Histoire qu’on ai la paix. Quant à Tony… Mon frère, j’espère vraiment que tu as agis comme je le pense et que t’ai bien planqué.

En moins d’une minute nous étions armés pour un 4 juillet. La dernière fois que j’avais fait ça c’était avec Lyra. Nous étions que tous les trois, le trio d’âmes écorchées, comme des atomes qui ne s’attiraient comme des aimants, impossible à séparer. C’était un bon souvenir. Lyra n’avait pas encore été victime de ses fils de chien, Tony n’avait rien d ‘autre à penser que sa prochaine dose, j’avais un œil au beurre noir mais je me sentais aussi heureux qu’imaginable pour moi. Est-ce qu’un jour nous vivrons d’autres moments aussi futiles et intenses à la fois ? J’y pense en regardant la mèche crépiter. Ou est-ce que nos vies finiront dans une explosion de sang et de cris ? Si c’est le cas, va falloir que ce soit aussi épique qu’un feu d’artifice ! Je lance ma bombe en bas, puis une dehors par la fenêtre carrée de la salle de bain. Et Bammm !!! Bing ! bong ! ça pète de partout ! En bas, dehors. Là, c’est sûr, tout le quartier va être s’amasser par ici.
Lyra m’indique le balcon, je la suis sans hésiter. Qui aurait pensé qu’on jouerait les Yamakasi ? Au début d’ailleurs, on s’en est pris des gamelles. Mais là, nous sommes agiles et assez rapides pour jouer les petits singes.

Notre plan fonctionne à merveilles mais Tony n’est pas là. Quand je vois Lyra dépitée je sais qu’elle pense à la même chose que moi. Si j’osais, je la prendrais dans mes bras pour la rassurer mais je ne suis pas un habitué de ce genre de gestes et je reste comme un con. C’est un grognement lointain qui me sort de mes pensées. Je pose quand même une main sous son menton pour relever son doux visage vers le mien.
« On va le retrouver. Il est peut-être même déjà en route pour le point de rendez-vous. »
Logiquement. Le hic avec Tony c’est qu’il a une logique bien à lui. Mais c’est aussi pour ça que je suis persuadé qu’on va le retrouver. C’est obligé. Je lui reprends la main et l’entraîne à travers les ruelles plus ou moins occupées. La plupart des marcheurs sont en bas de l’immeuble ou cherchent à y entrer mais il reste les autres, plus loin, qui veulent y aller aussi. On en esquive, on en achève quelques-uns. Je cherche un signe de Tony sur le chemin mais rien. C’est le cœur battant, prêt à s’extirper de ma cage thoracique, que nous arrivons au rendez-vous. Je retiens ma respiration. Et… Rien. Personne.

« Il va arriver. Attendons un peu. »

L’oreille tendue, les yeux bien ouverts, nous surveillons son arrivée. Les heures s’égrènent et toujours pas de Tony. Je finis par stresser vraiment.

« Merde. Il va faire nuit, ce sera trop dangereux d’y retourner et s’il est resté dans le coin, il y est bloqué aussi. Faut qu’on aille prévenir Thelma et qu’on retourne vérifier demain, ici et à l’immeuble. »

Tony, tu ne peux pas nous lâcher…. Je pose ma main sur celle de Lyra et la serre.

« On ne l’abandonnera pas. Je ne vous abandonnerais jamais, ni lui, ni toi. A la vie, à la mort. »

J'ai envie de l'embrasser pour sceller ce pacte mais je me contente de passer de son regard azur à ses lèvres fines. Crétin. En même temps, si je le fais, je passe pour le mec qui profite de l'absence de son meilleur ami pour lui voler la fille, non ?
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MessageSujet: Re: The fear of blood tends to create fear for the flesh feat. Lyra   Sam 24 Sep - 6:15



Tony n'était pas au point de rendez-vous, et malgré le soulagement qu'aurait du leur procurer leur fuite réussir de l'immeuble infecté, Lyra sentit les larmes lui monter aux yeux. Mais que faisait cet idiot ? Elle lui en voulait autant qu'elle avait peur pour lui, et qu'elle avait envie de le voir revenir avec son air défoncé, celui qui lui donnait une expression à moitié bête, à moitié amusée... Elle adorait ce sourire inconscient qu'il prenait lorsqu'il réalisait qu'il avait risqué gros, et s'en était sortis par un hasard et une débrouillardise immenses.
Ils allaient attendre, bien sur, et la déclaration d'Elijah fut suivie d'un silence pesant, anxieux.
La nuit approchait, et ils connaissaient tout deux l'évidence, avant même que le Bloodshire mette des mots dessus : ils ne pouvaient pas rester plus longtemps.

    - On peut pas le laisser comme ça... Essaya-t-elle de protester, ressentant quelques difficultés à articuler, avec cette boule dans la gorge, douloureuse. Il va nous chercher, lui...


C'était pire, sans doute, de se dire que Tony allait essayer de les trouver, quand eux quittaient juste les lieux en le laissant derrière. La tristesse de Lyra se transformait doucement en colère... Elle voulait se battre... Elle voulait qu'on lui donne l'opportunité de montrer ce qu'elle avait dans le ventre, contre la promesse de voir le Devaux leur revenir à l'instant.
Elijah lui prit alors la main, et la Thompson hoqueta discrètement de surprise, comme si elle venait de recevoir un électrochoc. Les émotions qui l'envahissaient venaient une nouvelle fois de changer de forme, et cette fois-ci, la rage se transformait en une passion qui la tétanisa un instant. Surprise, ébahie presque par la puissance avec laquelle son désir d'enlacer son camarade s'exprimait soudainement, elle leva vers lui des prunelles pleines d'un désir qu'elle ne pouvait guère cacher, tant il lui coupait le souffle.

    - A la vie... Répéta-t-elle, instinctivement, dans un murmure, en réfrénant ses pulsions, qui l'auraient surement conduite à se jeter sur les lèvres de son ami, pour les embrasser jusqu'à ce que le goût de sa peau efface celui, plus amer, de leur mésaventure. A la mort...


La culpabilité lui fit baisser les yeux. L'absence de Tony rendait tout décision de cette taille impossible... Elle ne voulait pas faire un choix si capital sur le coup du désespoir. Elle refusait d'avoir encore des regrets, de se sentir sale, une nouvelle fois, et encore moins d'une action faite de sa propre volonté.
Et puis... Elle ne savait pas très bien ce qu'elle devait interpréter des besoins d'un corps dont d'autres l'avaient dépossédée. Elle aurait préféré disparaître plutôt que de perdre Elijah pour n'importe quelle raison... Et le risque était là, dans ce sentiment qui rappelait à son cœur qu'il pouvait encore éprouver plus que du dégoût. Décrasser ce muscle, briser la carapace dans lequel elle s'était efforcée de l'enfermer faisait bien trop peur, bien trop mal pour qu'elle s'y résolve.

    - D'accord... Rentrons. Elle se contenta de serrer cette main qu'il lui offrait, en essayant d'y trouver assez de cette chaleur que tout son être réclamait dans ce froid sans fin dans lequel le monde avait été plongé.
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The fear of blood tends to create fear for the flesh feat. Lyra
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L'horreur s'approche au fur et à mesure de ta petite bulle, tu es seul, perdu, face aux monstres des ténèbres. Avant que le rôdeur ne puisse te croquer, j'arrive à la rescousse pour t'aider. Je te guide le chemin pour survivre dans un monde tel que celui-ci. Dans un premier temps tu devras lire le guide de survie, il t'aidera dans les jours à venir. Je te conseille également de savoir avec qui tu traînes, jette un coup d'oeil dans les groupes, tout dépend pour ta survit. Apprends également à te connaître, va donc te présenter, tu seras quoi faire par la suite. Si tu es encore perdu, essaye de te tisser des liens. On avance mieux en groupe que tout seul.