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 they kill, we clean up after. {Spencer/Lyra}

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MessageSujet: they kill, we clean up after. {Spencer/Lyra}   Dim 28 Aoû - 17:25

they kill, we clean up later.


Pour ces actes immondes, la race humaine ne mérite même plus d'être sur terre. Spencer n'arrive pas à en croire ses yeux, et pourtant, ce n'est pas la première fois qu'elle fait face à ce spectacle. L'obligation d'être présents à chacun des sacrifices est la seule chose qui la pousse à s'y rendre. Mais ses yeux sont clos, à chaque fois qu'une blessure est affligée à la victime. Parce qu'à ses yeux, c'est tout ce qu'ils sont. Des victimes d'une tuerie, d'une vengeance sans nom. Et non pas des héros, martyrs, comme Thelma le fait croire à tout le monde. Il n'y a aucune gloire à tuer des innocents, au nom d'un Dieu qui se veut vengeur, perdant par la même occasion son rang de Dieu Amour.

C'est le lendemain du sacrifice, que la directrice décide enfin d'envoyer quelqu'un nettoyer la salle. Spencer priait au fond de son coeur, pour ne pas mettre une nouvelle fois les pieds là-bas. Thelma, quant à elle, était sur le point de désigner un homme, fringalé, qui tient encore debout on ne sait comment. Cobain n'est pas dans le coin, sinon, cette voix ne se serait pas élevée avec autant de certitude. La voix d'un blond, jeune, que Spencer connaît très bien. Et au simple début de sa phrase, les yeux de la femme mariée se sont clos. Comme si elle sentait le châtiment tomber sur ses épaules, avec toute la force, et la tristesse du monde. Elle attend que le coup ne tombe, et sait d'avance à quoi va ressembler la petite tirade du diable de ces lieux.


- « Pourquoi pas Spencer ? » Voilà une première phrase qui met une claque à la jeune femme, mais elle ne prononce pas un mot, bien trop dépitée en entendant le reste des paroles d'Elijah. « Les gamins sont à l'entraînement aujourd'hui, ils n'ont pas besoin d'elle. »
- « Soit, » répondit Thelma en posant son regard sur Spencer « Mais prends Lyra avec toi, quatre mains seront plus rapides que deux. »

Au final, y aller seule aurait peut-être était une meilleure idée. Mais personne ne contredit Thelma, les seules personnes qui ont osé le faire... ils ne les ont jamais revu. Alors, Spencer a quitté la pièce. Lentement. Ne pouvant pourtant pas s'empêcher de lancer un regard noir à Elijah. Elle sait bien que tout ceci est une punition, une sorte de vengeance. Peut-être aime-t-il tout simplement la mettre dans des états monstrueux ? Peut-être aime-t-il simplement le sentiment de puissance, qu'il ressent en étant à ses côtés à elle. En la rabaissant, plus bas que terre. Dieu, si Cobain avait été là, jamais elle n'aurait été envoyée pour nettoyer la salle. Jamais elle n'aurait dû se rendre, une fois de plus et pour rien, dans cette salle de la terreur. Déjà, une sueur froide coule sur sa tempe.

Une vingtaine de minutes plus tard, et la voilà déjà en bas. Devant cette porte métallique qui lui donne froid dans le dos, et qui hante ses nuits. La peur est déjà là, Spencer la sent. Elle sent son coeur accélérer comme il ne l'avait pas fait depuis longtemps, alors qu'elle ne bouge pas. Pétrifiée, à quelques pas de la porte. Elle n'ose pas s'en approcher, encore moins la toucher. Alors, elle ne s'imagine même pas l'ouvrir.  Spencer est restée ainsi quelques minutes, avant de sursauter. Elle se retourne, ses cheveux volant sur place, alors qu'elle fait maintenant face à Lyra. Le même air sur le visage, celui qu'elle a toujours en face de Spencer. Qui, elle, porte sa main droite sur son coeur, essayant de le calmer. Ce dernier vient tout juste de manquer un battement, alors que tu es arrivée en la surprenant. Limite, elle aurait presque oublié que ta présence ici était aussi obligatoire. Loin d'être prête à entrer à l'intérieur de ce lieu empli de mort (et pas seulement au second sens du terme, le cadavre du sacrifié se trouvant toujours à l'intérieur), elle prend n'importe quel argument pour gagner du temps.

- « Tu m'as fais peur... » dit-elle en mimant un très fin sourire sur ses lèvres, comme à son habitude d'être bonne avec tout le monde, ou presque.
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MessageSujet: Re: they kill, we clean up after. {Spencer/Lyra}   Dim 28 Aoû - 19:22

Il allait falloir que Elijah lui explique à quoi il jouait, là, à se préoccuper du sale boulot de la pimbêche de service... Il avait bien dû remarquer, pourtant, qu'on la mettait toujours en duo avec elle, pour une sombre raison que Lyra ne s'expliquait pas - peut-être était-ce juste elle qui était parano, d'ailleurs, et c'était la principale crainte qui expliquait qu'elle n'ait pas partagé ses pensées avec ses amis. La Thompson ne voulait pas que les garçons la pensent folle, en se croyant au centre d'un complot qui visait à la coller avec la Labonair. Après tout, dans la théorie, ce n'était pas la pire chose qu'on puisse souhaiter à quelqu'un... Alors que dans la pratique, Lyra haïssait juste sa présence, son sourire hypocrite, et la façon coincée dont elle avait de se comporter quand Elijah était dans les parages.

    - Pas assez, visiblement, vu que t'es toujours là, répondit laconiquement la jeune brune, en fixant sa collègue imposée d'un air blasé. Elle aurait encore préféré nettoyer toute seule qu'avec cette créature peureuse et toquée. Et elle ne se forcerait pas à sourire, elle, ce serait déjà bien suffisant de respirer le même air pendant ce qui allait être des heures, d'après le carnage qui avait eu lieu la veille. Allons-y, soupira Lyra en poussant la porte, sans beaucoup de convictions, mais néanmoins plus de courage que Spencer n'en avait démontré jusque là.


L'odeur fut la première chose qui la frappa, en posant le pied dans la salle de sacrifice. Sans doute la chaleur du renfermé avait-elle aidé à démarrer la décomposition des chairs... En tout cas, le parfum de mort et de pourriture avait de quoi prendre à la gorge quelqu'un qui aurait perdu ses fonctions d'odorat.
Lyra ne put réprimer un hoquet instinctif, réflexe de son corps qui songeait déjà à évacuer le malaise en expédiant hors de son estomac la maigre pitance à laquelle elle avait eu droit quelques dizaines de minutes plus tôt. Heureusement, la Thompson réussit à ravaler son dégoût, et à s'approcher du premier corps inanimé, que les tortures avaient réduits à un amas de viande hachée.

    - On empile les restes près de la porte de la réserve B, et on les sortira tous en même temps, déclara Lyra, comme un bon petit soldat... Seuls ses amis qui la connaissaient bien, peut-être, aurait pu deviner qu'elle ne croyait pas en un mot de ce qu'elle ânonnait sur la secte. Sauf c'qui est encore mangeable, devant la porte de la cantine.


Elle dut lutter de toutes ses forces pour ne pas lever les yeux et admirer l'expression de Spencer à cette proposition... Pour sûr, ce genre de sous-entendus devaient passer de travers chez la bonne religieuse, qui affichait déjà clairement son aversion sur le seuil même du champs de bataille.

    - T'en penses quoi de ça, on peut en faire un rôti ? Ajouta Lyra en saisissant un bras bleui par le retrait du sang qui s'en était échappé, et en le lançant au pied de l'ancienne maîtresse de maison. C'était ainsi que Lyra la voyait, et elle ne se privait pas de le lui faire remarquer, de façon plus ou moins cachée : pour elle, Spencer n'était que la bonniche de son mari, élevée pour se complaire dans cette éducation de femme au foyer. Les fourneaux, ça te connaît non ? Entre ça et les mioches, c'est surement même ça ta spécialité, vu que t'as pas encore pondu un Cain miniature... Dieu en soit loué, d'ailleurs, comme on dit, hein...


Bien sur, comme à chaque fois quelle employait un ton doucereux, les paroles de Lyra étaient à double sens. Officiellement, et pour n'importe qui qui aurait pu entendre la conversation, la Thompson s'inquiétait juste du devenir d'enfants dans un monde si atrocement dangereux... Pour quelqu'un qui savait par contre l'antipathie qu'elle éprouvait pour Spencer, il était évident que la demoiselle cherchait à toucher la corde sensible, à trouver le point faible de la Labonair pour que celle-ci lui fiche définitivement la paix, à elle... Et à Elijah.
Elle n'aurait pas su expliquer pourquoi, mais Lyra lui en voulait d'obliger le Bloodshire à s'intéresser à elle, même si c'était juste pour la punir. Elle était insignifiante, et elle espérait bien qu'elle comprendrait et resterait à sa place, que ce soit à ses côtés pour leurs tâches quotidiennes, ou aux yeux du blond.
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MessageSujet: Re: they kill, we clean up after. {Spencer/Lyra}   Mer 7 Sep - 15:39

they kill, we clean up later.


L'odeur qui vous prendre à la gorge, lorsque la porte s'ouvre. Elle est irrespirable, et même si Spencer avait eu la bonne idée de couper sa respiration, elle ne peut s'en avoir senti une infime partie. Elle s'est avancée, de plus en plus blanche de peau face à tout ce sang qui s'est coagulé sur le sol. Ses yeux se sont exorbités, à chaque fois qu'elle découvrait une nouvelle horreur, à quelques mètres d'elle. Son coeur s'est mit à battre plus vite, plus fort. Elle s'est mise à transpirer si rapidement, qu'elle a cru qu'une crise cardiaque était entrain de se créer à l'intérieur de son corps.

Un malaise si profond la prend, que Spencer en oublie même ta présence, et les propos que tu as pu avoir en face d'elle jusqu'à présent. Bien trop occupée à se retenir de tomber dans les pommes, elle se surprend à sursauter lorsque ta voix se fait entendre. Lentement, elle s'est tournée vers toi. Retenant de justesse les larmes qui sont sur le point d'apparaître dans ses yeux, elle ne peut que les écarquiller encore plus lorsqu'elle se rend compte de ce que tu viens de dire. Et, son cerveau lui repasse devant les yeux, les quelques secondes qui viennent de passer, comme si elle voulait être sûre d'avoir correctement compris ce que tu viens d'insinuer.


- « T'en penses quoi de ça, on pourrait en faire un rôti ? » Une blague de très mauvais goût, qui assèche un peu plus la gorge de la mariée.

Elle te regarde quelques secondes, comme si tu étais tout droit sortie d'un asile psychiatrique où tu aurais dû rester. Mais son cerveau se met à buger au même moment où elle te voir ramasser ce bras avec aucune trace de dégoût dans les yeux. Tu l'attrapes, comme si ce n'était rien d'autre d'un bout de vase brisé par une colère sans nom. Spencer ne réagit -qu'avec un simple cri de dégoût et un saut de recul, qu'au moment où tu le jettes à ses pieds, et qu'elle se fait éclabousser par quelques goûtes de sang putréfié.

- « Les fourneaux, ça te connaît non ? Entre ça et les mioches, c'est surement même ça ta spécialité, vu que t'as pas encore pondu un Cobain miniature...  » Là, son cerveau se met de nouveau en pause, mais son regard s'est planté dans le tien. Comme si tu venais de dire la pire des choses sur terre, comme si tu avais pu la tuer avec de simples mots. « Dieu en soit loué, d'ailleurs, comme on dit, hein... »
- « Je pense que tu devrais te taire, maintenant. » dit-elle d'un ton sec, et brusque, chose qu'elle n'a pas l'habitude de faire. Des larmes ont envahi son champ de vision, preuve que tu viens de toucher une des cordes les plus sensibles chez elle. « Tu parles de choses que tu ne comprends pas ! »


D'un geste rapide, elle attrape le bras que tu as jeté à ses pieds. Sans y jeter un regard, sans même un air de dégoût. La colère que tu as fais monter en elle, tout comme la tristesse, a eu le don de lui donner une once de courage qu'elle ne connaissait pas chez elle. A l'aide d'un regard froid en ta direction, elle te relance le bras bleui, immonde, pour que tu le rattrapes -ou pas d'ailleurs.

- « Maintenant, ramasses tous les morceaux et mets les devant la réserve B.» Voici une façon de parler que Spencer n'a pas, non plus, l'habitude d'employer. Un ordre, qu'elle te lance avec un air de défi, mélangé à une once de souffrance profonde. Comme si, au final, elle n'attendait qu'une chose : que tu te rebiffes. « Je vais nettoyer le sang, occupe toi de ça. Et n'oubli pas, Dieu ne délaisse de sa protection, que les gens qui l'ont mérité. »

Une parole qui peut être blessante, qui se veut de l'être. Spencer ne connait rien de toi, au même titre que tu ne connais rien d'elle. Mais elle ne peut qu'imaginer la souffrance à laquelle tu fais face, vu la façon dont tu réagis toujours. En face d'elle, ou des autres, d'ailleurs. Depuis quelques temps, elle faisait des efforts suite à la demande de son mari. Mais à l'instant présent, tu viens tout juste de dépasser une limite qu'elle n'aurait même pas pensé un jour, pouvoir être franchie.
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MessageSujet: Re: they kill, we clean up after. {Spencer/Lyra}   Dim 11 Sep - 9:19

Se taire pourquoi ? Parce qu'elle devait respecter les morts, ou parce qu'elle avait touché le point sensible ? Lyra sourit, d'une façon sournoise, qu'elle n'avait jamais eu avant d'avoir connu les gens qui lui avaient inculqués de force ce sentiment. Elle était amère, au fond d'elle, comme tout ceux qui n'avaient pas eu le choix de voir le cœur se mettre à pourrir, par une contamination dont elle n'avait pas cherché le contact.
Peut-être que si Spencer avait su l'origine de sa douleur, son regard aurait changé à son égard, seule une femme étant capable de comprendre un tel sentiment de soumission forcée... C'était la lutte de leur genre, depuis des centaines d'années. Et parce que la Labonair ne semblait pas se battre contre ce mari qu'on lui avait visiblement imposé, parce que la Thompson ne supporterait pas de voir de la pitié dans ses yeux, parce qu'elle ne voulait pas revivre l'horreur de ce moment dans la compassion d'une autre, elle s'était juré qu'elle ne saurait jamais ce qui lui était arrivé.

    - C'est pas un peu l'crédo de notre belle communauté ? Répliqua Lyra entre ses dents. En effet, la secte, et la religion en général, ne prônaient guère des doctrines faites pour être comprises, mais juste pour être obéies. Bien sûr, le laisser entendre sur un ton que ne se voulait pas dans l'acceptation revenait à signer son arrêt de mort... Mais Lyra n'était pas assez stupide pour ne pas maintenir son acte en permanence. J'vais pas m'taper tout ça à porter toute seule, va falloir mettre la main à la... Patte... Conclut-elle en reprenant le morceau qu'elle lui avait lancé, comme pour appuyer son propos, par un jeu de mots morbide.


Malheureusement pour Spencer, leur autorité dans cette salle était égale. Leur supérieur leur avait demandé de nettoyer, et la justice était quelque chose que leurs supérieurs prenaient très à cœur, même s'ils la tordaient quelque fois dans leur sens. Si Lyra allait se plaindre devant Cain que Spencer lui avait laissé tous les cadavres à porter, sa femme se ferait surement mal voir, et lui aussi par la même occasion. Tant de non-dits, de convenances dont la Thompson pouvait jouer à sa guise, en exagérant sur sa bonne volonté et la fatigue causée par ce travail ingrat... Elijah avait raison, l'absence de morale était libérateur, et les principes de Spencer l'enchainait à une conduite qu'elle ne pouvait esquiver, même si son âme se rebellait visiblement contre cette fatalité - ce qui rendait les choses d'autant plus amusante pour la jeune brune.

    - On a pas lu la même Bible, alors, réplique Lyra, en haussant les épaules. Elle ne voyait guère où la Spencer voulait en venir... Après tout, elle ne faisait pas partie des lambeaux de chair sur le sol. Dieu met ceux qu'il aime le plus à l'épreuve de la souffrance, je crois... Pour mieux les sauver ensuite, bien sûr.


Dans tous les dogmes qu'elle avait connu, la souffrance était synonymes d'absolution, et le chemin de la foi ne se faisait jamais de façon joyeuse. Combien de taulards se convertissaient, une fois enfermés et l'âme torturée par leurs crimes ? Leur Dieu ne les avait pas puni, ni même jamais abandonné... Il les avait juste endurci, selon leurs propres dires.
Lyra ne pouvait pas soupçonner Spencer de faire référence à son expérience dans le sous sol miteux de cette soirée trop arrosée... Comment aurait-elle pu savoir ? Elle ne devait pas savoir, elle ne pouvait pas et la Thompson s'y refusait. Et puis, elle n'avait pas l'intention de se taire, non plus.

    - Ah tiens, celui-là c'est celui à qui Elijah a arraché les yeux, en l'attrapant... Glissa la jeune femme, en soulevant le buste dégoulinant d'hémoglobine d'un homme décédé dans sa trentaine. Mine de rien, elle observa du coin de l'œil la réaction de sa collègue... Elle avait l'impression que le seul prénom d'Elijah la dégoûtait parfois, et elle tenait bien à savoir les aboutissants de cette aversion. Il a pas fait exprès, ajouta-t-elle sur un ton faussement innocent, pour rire, car il était évident qu'on ne pouvait pas rendre quelqu'un aveugle de cette manière sans l'avoir souhaité.


A vrai dire, elle ne savait pas si le Blooshire avait été responsable d'une telle atrocité, mais il en aurait été capable, alors le mensonge n'était pas si terrible. Bien sur, voir ainsi des orbites vides la révulsait aussi, et lui retournait le ventre... Elle s'était juste habituée à contrôler ce sentiment, pour agir en bonne servante de la mort.
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MessageSujet: Re: they kill, we clean up after. {Spencer/Lyra}   Lun 10 Oct - 18:08

they kill, we clean up later.


La Labonair est une jeune femme qui a le coeur sur la main. Elle aiderait le plus terrible des pêcheurs, s'il avait un minimum de remords. Elle se donnerait corps et âme pour aider quelqu'un de plus faible, quelqu'un qui a souffert. Alors oui, peut-être qu'elle aurait eu un regard différent de celui qu'elle pause sur toi, si elle avait été au courant du malheur de ta vie. Peut-être qu'elle aurait tout fait différemment, peut-être qu'elle n'aurait pas vu le reflet d'Elijah dans ton regard. Avec des ''si'', on peut refaire un monde. Mais personne n'est prêt à cela, n'est-ce pas ? Et tu es l'une des premières personnes à lui apprendre ce penchant de la vie. La personne qui lui fait ressentir le plus de colère, dans le monde. Une des personnes qui presseront le bouton échappe de la jeune mariée. Loin de se doutée que son destin est lié au vôtre, elle ne peut empêcher ses yeux de poser un regard plein de jugements sur vous.

- « Dieu met ceux qu'il aime le plus à l'épreuve de la souffrance, je crois... Pour mieux les sauver ensuite, bien sûr. » Voilà des paroles qui poussent Spencer à se retourner, lentement, vers ta personne.
- « J'aimerais que ce soit aussi facile, » dit-elle d'une voix très légèrement amusée, comme si tes paroles avaient -pour quelques secondes, fait disparaître la noirceur qui vous entoure. Une faible sourire sur ses lèvres, elle reprend. « Mais je crois au Dieu qui ne pardonne, qu'en retour d'actes bons, et généreux. Il ne pardonne qu'en échange de quelque chose, et vous n'avez rien à offrir. »

Elle s'était ensuite mise à la tâche, ayant du mal à avaler sa salive. En fait, c'est comme si sa bouche devait sèche, de plus en plus, à mesure que les morceaux de cadavres s'empilent dans un coin de la pièce. A mesure que la salle sombre, devient de plus en plus propre. Mais, l'odeur, elle ne pourra jamais disparaître. Tout comme les images qui hanteront à jamais les pensées de la jeune Labonair. Les carnages qui ont lieu ici, les sacrifices au nom d'un Dieu vengeur, qui n'est pas le sien.

Spencer ne connaissait ni la peur, ni la souffrance. La colère et la haine étaient aussi, deux sentiments qu'elle n'avait jamais éprouvé jusqu'alors. Et pourtant, enfermée dans cet hôpital, accrochée à un gamin capricieux et couvert de sang, voilà tout ce qui lui aura fallut pour laisser entrer ces défauts humains en elle. La folie, elle n'y pense jamais. Mais au final, une chose qui lui ouvre grand les bras. Comme si la noirceur essayait de l'emprisonner un peu plus, et même la silhouette blanche de son mari n'arrive pas à la maintenir à la surface. N'est-ce pas étrange ? Bien sur que non. La noirceur l'a prise lui aussi, sans lui laisser le temps de réagir. Sans lui laisser le temps de peser le pour, et le contre de ses actes.

- « Ah tiens, celui-là c'est celui à qui Elijah a arraché les yeux, en l'attrapant... » Des mots qu'elle ne s'attendait pas à entendre, provenant d'une voix qu'elle n'a pas entendu depuis de longues minutes, déjà. « Il a pas fait exprès... »

L'intonation de ta voix, a le don de faire soupirer Spencer, qui ferme les yeux pendant quelques secondes. Elle en vient même à passer son poignet sur son front, laissant une nouvelle trace de sang sur sa peau. La jeune femme n'y fait même pas attention, sur le coup, étant bien trop occupée à revivre dans son esprit, la scène où Elijah arracha l'oeil de cet innocent avec un sourire malsain.

- « Il l'a fait, clairement. » parvient-elle simplement à dire à cause de sa gorge plus sèche que jamais. Elle passe alors un dernier coup de chiffon sur le sol parfaitement propre, délaissé de ces tâches de sang. Elle se redresse, et soupire une nouvelle fois en voyant qu'il ne reste pas un tiers du travail à faire. Bientôt, cette horreur sera terminée, et Spencer se promet intérieurement de ne plus jamais se mettre à dos la fausse gueule d'ange qu'est Bloodshire. « Tu devrais arrêter de l'idéaliser. Tu dis avoir lu la bible, mais si c'était réellement le cas, tu ne parlerais pas de ses actes de cette façon... avec tant de facilité. »


Les yeux de Spencer sont toujours aussi embués de larmes, et pourtant, elles ne coulent pas sur son visage. Comme si elle parvenait, petit à petit, à rester dans cette pièce sans fondre en larme. Comme si elle parvenait à se créer une carapace parmi toute la merde qui vous tombe dessus. Les premiers changements psychologiques d'une personne ne sont que très rarement voyant, face à des yeux connus. Et la seule personne qui aurait pu se rendre compte de ces changements à l'intérieur de l'âme de Spencer, n'est plus assez proche d'elle pour s'en rendre compte. En temps d'apocalypse, tous doivent être capable de compter les uns sur les autres. Tous devraient avoir confiance. Personne ne devrait avoir peur, une peur si atroce qu'elle lui ronge les intestins toutes les nuits.

- « Est-ce je peux te laisser seule cinq minutes ? » finit-elle par demander, comme si elle ne venait pas de parler de ton meilleur ami de la sorte. Mais voyant ton regard la dévisager, elle reprend vite la parole. « Il nous faut un chariot, pour emmener les corps dehors. Va le chercher, si tu ne veux pas que j'y ailles. Mais ça sera plus facile avec un chariot, plutôt que de tout porter à la main ! »
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MessageSujet: Re: they kill, we clean up after. {Spencer/Lyra}   Dim 16 Oct - 8:05

Non mais est-ce qu'elle s'entendait ? Lyra resta un instant perplexe, à dévisager celle qui prônait une foi inébranlable en un Dieu bon et juste, et elle lui sourit également, réellement amusée. Sérieusement ? Cette fille était plus atteinte qu'elle ne le croyait... Même l'école laïque enseignait de meilleurs valeurs morales, où le pardon ne s'accordait pas qu'en échange d'autres faveurs - c'était d'ailleurs là le principe de cette action, qui la rendait extrêmement difficile à appréhender pour certain. C'en était ridicule, presque, de l'entendre se défendre ainsi... Ou plutôt attaquer.

    - Tu crois c'que tu veux, mais tes interprétations n'engagent que toi... Répliqua donc l'adolescente, avec un haussement d'épaule. Moi, j'ai du mal à imaginer un Dieu qui fait du chantage, quand même, ça enlève un certain charme à son infinie générosité.


Le malheur avait rendu Lyra extrêmement cynique. Quelques mois auparavant, il ne lui serait pas venu à l'esprit de répondre à une adulte de cette façon, en dénigrant ses avis, en contestant ses pensées, en faisant fi de toute tolérance... A elle, on lui avait brisé ses valeurs, aussi. Personne ne l'avait écouté, quand elle n'avait pas consenti.
Un frisson lui parcourut l'échine, alors qu'elle reposait son regard bleu sur un cadavre sanguinolent, s'imaginant un de ces bourreaux, étendu là, de la même manière... Si Dieu existait, peut-être aurait-il fait preuve de mercie, comme elle s'efforçait de le démontrer à sa comparse... Mais elle, non.
Elle n'avait plus rien à perdre, plus rien à prouver. Que Dieu la gratifie ou pas d'une bénédiction pour ses pensées, elle s'en moquait bien. Elle était déjà en enfer, emprisonnée dans un corps qui lui avait été pris de force, l'âme meurtris par des coups qui n'avaient pas laissé de traces sur sa peau.

    - Je ne l'idéalise pas. La voix de la Thompson était calme, grave. Ses prunelles étaient de nouveau posées sur son interlocutrice, et son regard était si intense que les morts eux-mêmes se seraient tus, s'ils n'avaient pas déjà été incapable de parler. Je sais exactement qui il est, je l'accepte comme ça... Je l'aime malgré tout. Je l'aime... Répéta-t-elle, comme pour mieux goûter ces mots qui traversaient pour la première fois sa bouche. Mais tu peux peut-être pas comprendre ça.


C'était une conclusion sans doute plus douloureuse que le reste, car elle se reposait sur la tragédie d'une vie entière. Elle condamnait un mariage, sa morale, ses stupides professions de foi. A cet instant, égoïstement, Lyra s'en moquait... Elle n'avait même pas cherché à la blessé spécialement... Elle n'avait fait que mettre des mots sur des évidences, qui lui avaient apparues soudain indispensables à nommer.
La vérité, voilà ce qui était important, voilà ce qui restait de beau, de magnifique malgré les horreurs qu'elle engendrait parfois... La Thompson était époustouflée par cette révélation. Peut-être aurait-elle du craindre de livrer à cette emmerdeuse ce qui aurait pu être sa plus grande faiblesse... Mais sur le moment, elle n'en semblait pas une, au contraire.

    - Oh, j'pourrais même faire tout toute seule... Répondit Lyra à la proposition de la Labonair. J'pense juste pas que Thelma apprécierait qu'tu désobéisses, et ce serait un déshonneur total pour ton cher mari... Mais prends 5 minutes pour vomir, si t'as b'soin.


Encoure une fois, Lyra jouait... Elle avait retrouvé sa nature insolente, son je-m'en-foutisme qui semblait si naturel, et qui pourtant n'avait été acquis que dans une profonde souffrance. C'était sa protection, contre les autres, le danger le plus menaçant de son quotidien.
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