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 You're the devil of this land. {Spencer/Elijah}

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MessageSujet: You're the devil of this land. {Spencer/Elijah}   Mer 17 Aoû - 15:56

you're the devil of this land.


Elle s'était endormie dans son lit, comme tous les soirs. Après avoir prié au bord de ce dernier, le visage caché dans ses doigts fins. Spencer s'était endormie, paisiblement, alors qu'elle était en train de jouer nerveusement avec l'alliance autour de son doigts. Cet éloignement, pendant la nuit. Jamais elle ne pourra réellement s'y faire. La peur hante la moindre de ses veines, de ses artères. Et savoir que Cobain n'est pas à ses côtés, la tyrannise un peu plus chaque jours. On aurait pu croire, qu'avec le temps, les choses deviendraient plus facile. On aurait pu penser qu'elle se ferrait à l'idée de l'éloignement, mais ce ne fut pas le cas. Et au même titre que ses peurs sont réelles, une chose s'est insinuée en elle.

Une peur incontrôlable.
Une peur qui la poursuit la nuit.

Qui l'oblige à se lever la nuit, alors que c'est interdit. Les yeux fermés, ses pensées sombres s'étendant dans son sommeil. Spencer ne se rend même pas compte qu'elle se lève de son lit, pour airer dans les couloirs inertes. Seule, dans le noir. Elle marche, descends les escaliers, en remonte certain. Elle s'arrête même pendant quelques minutes, avant de descendre un nouvel étage. Lorsqu'elle émerge enfin de ce sommeil tortueux, elle est allongée, face contre terre. Les cheveux dans tous les sens, un léger filet de bave s'étant échapper de ses lèvres. Lentement, elle se redresse. Regarde autour d'elle avec des yeux encore endormis. Et son regard se pose directement sur cette porte sombre, qu'elle reconnait immédiatement comme étant celle qui cache la salle de cérémonie, de prière.

Maintenant debout sur ses jambes légèrement tremblante, elle regarde cette porte d'un oeil maintenant réveillé. Quelques tremblements se sont ressentir à l'extrémité de ses doigts, mais elle ne vacille pas. Non, Spencer continu de regarder cette porte qui n'est rien d'autre que la représentation de ses peurs les plus profondes. La porte qui cache ce qui la blesse le plus, à l'intérieur de son âme. Se pensent seule, elle ne pense même pas à se retourner. Son regard est bien trop encré sur cette porte de fer. Et à l'instant présent, elle a l'impression que le monde autour d'elle est en train de bouger, de changer. Comme si les murs s'agrandissaient, et rapetissaient en même temps. Comme si cette porte se rapprochait, pour mieux s'éloigner. Un jeu de forme, de dimension, qui lui donne peu à peu le tournis. Puis, c'est une autre sorte d'hallucination créée par ses peurs elles-même, qui vient la hanter. Une voix, faible, qui se cache derrière la porte. Une voix qui se transforme petit à petit en un murmure rauque, une sorte de grognement de plus en plus sourd. Et de plus en plus présent. Le coeur se Spencer s'accélèrent, alors qu'elle comprend finalement que ce ne sont pas des mots, qu'elle entend d'ici, mais plutôt le bruit de rôdeur affamés qui semblent l'avoir repérer rien qu'à l'odeur. Elle fait un pas de recule, frissonnant lorsque sa robe de nuit blanche frôle la peau de ses jambe. Mais les grognements sont de plus en plus présents. Une goûte de sueur vient parcourir sa tempe, alors que finalement, son corps retrouve ses mouvements. Perdant la frustration, l'immobilité qu'il percevait jusqu'à présent.

Rapidement, Spencer se retourne. Prête à partir en courant, prête à monter dans la chambre de son mari lui réclamer de l'aider. Mais quelque chose l'arrête, et ce n'est pas un mur qu'elle se prend en pleine face. Ce n'est pas assez immobile, ni dur, pour être un mur. Une personne de chaire et de sang, se tient devant elle. Qu'elle percute, reculant de quelques pas. Prête à pousser un hurlement qui donnerait votre localisation à ces rôdeurs qui se trouvent derrière la porte. Mais, aucun bruit ne sort de ses lèvres. Spencer se retrouve une nouvelle fois immobile, paralysée par la personne qui se tient face à elle. Un sourire au coin des lèvres, comme s'il était heureux de la voir si perdue, si affolée par les grognements qui se cachent derrière la porte.

- « Que fais-tu donc ici, Elijah ? » finit-elle par dire d'une voix légèrement tremblante à cause de la sécheresse de sa bouche. « Tu devrais encore être... » D'un simple coup d'oeil sur la montre à son poignet droit, elle remarque enfin l'heure. 6h58, elle devrait déjà être debout, et prête, depuis 28 minutes.

C'est à ce moment précis qu'elle reprend complètement contact avec la réalité, remarquant que les murs sont inertes, et qu'il n'y a aucune voix derrière la porte. Aucun rôdeurs dans le temple, pas une seule punition de Dieu. Sur ce coup-là, elle se sent bien bête, et complètement soulagée. Mais une chose est sûre, elle se sent encore plus bête face à ta personne. Son regard se repose bien vite dans le tien, alors que ses pieds nus sont toujours à l'horizontal du sol. Un nouveau malaise qui entre en elle, malaise que tu es le seul à pouvoir provoquer chez elle. Comme si elle rencontrait Satan en personne. Comme si elle était en présence du plus grand mal de ce pays.

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MessageSujet: Re: You're the devil of this land. {Spencer/Elijah}   Sam 20 Aoû - 22:40

you're the devil of this land.


J’ai toujours été un oiseau de nuit. Petit, déjà. Je passais des heures à lire des comics sous ma couette, éclairé par ma lampe. Je n’avais pas vraiment peur que ma mère me prenne sur le fait, elle était trop occupée ou trop absente pour ça. Mais j’aimais cette impression de confinement qui me faisait totalement basculer dans ma lecture. Avec les années, mes lectures ont changé ou se sont élargies, ou bien je jouais sur ma console portable, et j’ai ajouté de la musique pour ne pas entendre ma mère, saoule, profanant dieu sait quoi derrière ma porte. Aujourd’hui, c’est ce qui me manque le plus. Non, pas ma génitrice. Mais la musique, la console… J’ai gardé mon mac portable et mon lecteur mp3, incapable de m’en séparer. Pendant des mois je n’ai pas pu m’en servir, mais maintenant je peux. Ne rêvez pas, on n’a pas l’électricité, les générateurs sont morts depuis un petit temps. Mais je suis assez bricoleur et bidouilleur, je vais vous épargner les détails mais avec de vieilles batteries et des piles on peut faire des miracles. Après, c’est à consommer avec modération. De toute façon, internet a vu son achèvement. Triste pour un geek.

J’ai terminé ma garde, je m'écoute un petit morceau de Sister of Mercy pour me réveiller et je vais voir si Thelma est déjà à la chapelle. Si on est en sécurité ici, ce n’est pas seulement grâce aux murs. On en paye le prix. Insomnies, luttes, toujours à l’affût, et j’en passe. Dire que je passais ma vie planqué derrière mon pc, maintenant je me balade avec un fusil à pompe chargé, pour ne citer que lui. Je l’ai eu dans une armurerie. Ma première arme à feu. Avant je savais tirer un peu parce que j’ai fait du paint ball et deux trois entrainements de tirs (quand je rêvais de flinguer certaines personnes) mais si je suis bon tireur aujourd’hui, c’est parce que ça fait bientôt un an que je suis devenu un Chris Redfield. Putain, qui aurait cru que la fiction rejoindrait la réalité ? Encore que bon, je n’ai pas croisé de plantes zombies, une chance !

Un mouvement attire mon attention, je mets sur pause et je me déplace lentement entre les piliers de béton. Ces mois de terreur m’ont appris à être parano. Non, ils ont accentué ce trait de ma personnalité.

Je repère une ombre d'abord, mes yeux scrutent la pénombre - à peine éclairée par des bougies mourantes ci et là : une femme vu la silhouette. Mais pas celle de Thelma, ni de Lyra. Elle se tient devant la porte métallique blindée et scellée qui jadis menait dans ces sous sols depuis l'extérieur. Je peux entendre sa respiration affolée. Pas un rôdeur, donc, mais que fait-elle ici ? Je fronce les sourcils. Je laisse doucement mon fusil en bandoulière, je tâte la corde de nylon dans ma poche… J’approche à pas feutré et sors ma lampe de poche - pas de fenêtre ici bas ; elle se retourne d’un coup ? M’a-t-elle… ? Non, elle me percute de plein fouet. Il ne me faut qu’une seconde pour reconnaître ce visage de Miss Perfect.  Sourire en coin, j’attends qu’elle parle. Sa voix tremble, je peux encore sentir son cœur battre trop vite. Elle croit vraiment me faire la leçon, à moi ? J’allume la lampe et la pointe sous mon visage, ce qui me donne certainement l’air de sortir d’un film d’horreur, accentuant mes cernes, plongeant les contours de mes traits dans l’obscurité. Je penche la tête sur le côté.

« La question est : que fais-tu là ? Dans cette tenue ? »

Je braque ma lampe sur elle, lui mettant dans les yeux un instant. Je m’en fiche, au contraire, ça m’amuse. Je la vois perdre son peu d’assurance et c’est maintenant un sourire malsain qui étire mes lèvres. J’ai eu de bons professeurs pour devenir bourreau. Mais surtout, Miss Perfect m’a pris en grippe dès les premiers jours. Je ne dois pas correspondre à son idée du petit Jésus, allez savoir.

« As-tu retrouvé quelqu’un ici cette nuit ? Je vais devoir en parler à Thelma… »


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MessageSujet: Re: You're the devil of this land. {Spencer/Elijah}   Dim 28 Aoû - 13:45

you're the devil of this land.


Spencer devrait le savoir, depuis le temps. Le tyran qu'est Elijah a toujours le dernier mot. Et lorsque l'on dit cela, ce n'est pas de l'ironie. Le blond trouve toujours de nouvelles paroles pour la mettre mal à l'aise, pour lui donner envie de courir se cacher sous son lit. Comme si elle n'était qu'une gamine, face à lui. Au fond, elle connait très bien l'emprise que ce diable a sur elle, lui procurant une peur incontrôlable. S'il a pointé sa lampe de poche sur on visage, se donnant ainsi un air effrayant, ce n'est que pour une seule et bonne raison : effrayer la croyante un peu plus. Et ça marche, parce qu'elle a eu un léger mouvement de recul. Tirant un peu plus sur le bas de sa chemise de nuit blanche, pour qu'elle ne te laisse voir le moins de centimètres possibles de sa peau.

- « La question est : que fais-tu là ? Dans cette tenue ? » La lumière se braque sur le visage de la femme, qui plisse les paupières pour s'en protéger. « As-tu retrouvé quelqu'un ici, cette nuit ? Je vais devoir en parler à Thelma... »

Spencer était toute troublée, jusqu'à ce que cette dernière phrase s'échappe des lèvres d'Elijah, comme s'il était un dieu suprême sur terre. La mariée sert la mâchoire, comme si elle avait eût besoin de le faire pour se contrôler. Un léger soupire s'échappe, ensuite, de ses lèvres. Et, lorsqu'elle repose son regard sur toi, ce fut comme si elle avait réussi à en faire disparaître la moindre goûte de colère éprouvée à ton égard. Spencer ne savait pas qu'elle pouvait aussi bien, et aussi facilement, cacher se qu'elle ressent. Mais il ne faut pas être dupe, n'est-ce pas ? Elle, aussi bien que toi, sachez très bien qu'il lui serait impossible d'oublier totalement ce sentiment de haine, qu'elle éprouve à ton égard. Un sentiment aussi fort, ne peut disparaître, aussi rapidement.

- « Je ne trompes pas mon époux, Elijah... » dit-elle comme si c'était de cela, dont il était question. Mais, Spencer reprend bien vite la parole, mais cette fois-ci, bien moins sûre et réactive qu'elle ne l'avait été la seconde d'avancer. « Et je ne trompes pas Thelma non plus. »

Spencer le sait, elle n'est pas en accord avec tout ce qu'il se passe dans cet hôpital. Mais elle sait aussi, qu'il est impossible pour elle d'ouvrir la bouche, sans risquer d'être, elle aussi, envoyée dans la salle des sacrifices. Ayant encore plus peur de la mort, que de toi, elle sait à quel point elle ne pourrait pas supporter le fait d'être sacrifiée pour une cause si injuste. La femme, à l'alliance fine et brillante, n'est pas du genre à suivre toutes les idées religieuses qui lui passent devant. Elle n'aurait jamais pensé que Cobain puisse en faire autant. Mais, au final, était-il réellement comme ça, avant tout ça ? Ou bien, est-ce l'apocalypse, la fin du monde, qui le rend aussi étrange et sombre, aux yeux de sa femme ?

Dire du mal de Thelma, ou de ses idées,
Revient à se donner la mort.

- « Je... j'étais juste... » dit alors Spencer, qui lâche ton visage du regard pour lentement se retourner vers la porte qui hante ses cauchemars. Sur le coup, elle ne sait pas réellement pourquoi elle te dit ça, à toi. Peut-être est-ce simplement par vérité ? Ou peut-être est-ce sans s'en rendre compte, mais ses mots s'échappent plus vite de ses lèvres. Tellement vite qu'elle n'a pas le temps de les retenir, et qu'elle les regrette à l'instant où ses yeux entre de nouveau, en contact avec les tiens. « J'ai entendu du bruit. J'ai cru que les rôdeurs étaient entrés, je suis descendue voir. » La mariée hausse les épaules, essayant de soutenir ton regard avec toute la force qu'elle possède. « Et il n'y a rien. Il n'est pas nécessaire de parler à Thelma d'une telle chose, Elijah. N'est-ce pas ? »

Spencer, qui essaye de se faire plus dure qu'elle ne l'est, avance de quelques pas tremblants, pour s'approcher de la sortie, histoire de ne pas rester plus longtemps en présence du diable qui hante, et alimente ces lieux. Elle veut s'enfuir, retourner d'où elle vient. Se recoucher quelques secondes, pour se lever et enfiler ses vêtements. Comme tous les jours. Ainsi, elle aura l'impression que rien de différent, ne c'est passé se matin. Mais, tout le monde connait Elijah. Lui, laisser passer une erreur comme celle-ci ? Ce serait une bénédiction. Et le diable ne béni personne.

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MessageSujet: Re: You're the devil of this land. {Spencer/Elijah}   Mer 7 Sep - 13:49

you're the devil of this land.


Je n’aurais jamais pensé que ça m’amuserait d’être à mon tour mauvais. Quand j’étais le souffre douleur, je ne pensais pas que les rôles puissent être un jour inversés. Je suppose que mon passage à l’acte l’été dernier a tout changé. Le sang sur mes mains, l’adrénaline qui s’est déchargée dans mes veines, la sensation de jouissance et de toute puissance que j’ai ressentie en les massacrant. Tout ça m’a changé, pour de bon.

Je la taquine en supposant qu’elle trompe son mari et que je devrais en parler à Thelma. Je ne sais pas ce qui la fait réagir le plus. Que je parle d’infidélité ou de notre chef – gourou. Peut être bien Elle. Parce que je doute que Spencer soit effrayée par son mari. Je ne dis rien. J’attends de voir si elle va chercher à justifier sa présence, me faire des yeux de biches ou je ne sais quoi. Je ne suis pas expert en femmes mais je sais qu’elles usent souvent de leurs charmes pour obtenir nos bonnes grâces.

Ce qu’elle me sort n’est pas ce que j’attendais. Mais je note qu’elle a utilisé mon prénom pour bien appuyer sa demande, comme pour établir une connexion entre nous. Bien tenté. J’arque un sourcil et regarde un instant la porte dont elle parle.

« Tu veux me faire croire que de là-haut t’aurais entendu du bruit ? Et que t’es descendue en petite tenue pour vérifier ? »

J’éclate de rire. Elle pense vraiment que je vais la croire ? Je vois bien qu'elle n'a rien volé mais je n'explique pas sa présence. Des voix ??

« Tu te prends pour Jeanne d’Arc la pucelle ? »

Elle se décale pour partir mais d’une voix dure je lui somme :

« Reste là. »

Je ne plaisante plus du tout et je me rapproche d’elle. Je ne la touche pas mais je me penche assez pour que nos nez s’effleurent quand je lui parle, sur un ton bas, les yeux plantés dans les siens. Qu’elle y voit des flammes ou un puits sans fond, comme elle veut.

« Tu me mens. Je déteste ça. Je te conseille de me dire la vérité sinon je te considérerais comme une traître. Et tu sais ce que ça signifiera pour toi. Je compte jusqu’à 5. Un…. N'oublie pas que mentir c'est pécher. Deux… Ne mords pas la main qui te protège. Trois…. »



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MessageSujet: Re: You're the devil of this land. {Spencer/Elijah}   Mer 7 Sep - 14:56

you're the devil of this land.


Son cerveau n'arrête pas de se poser les mêmes questions, à mesure que les secondes ne passent. Comment a-t-elle pu se retrouver bloquée ici ? Pourquoi a-t-il fallut que ce soit avec toi, qu'elle tombe nez à nez ? C'est à croire que Dieu l'a dépourvu de son regard protecteur. A croire que Cobain n'est pas là, lorsqu'elle en a réellement besoin. Mais dès que cette idée lui passe par la tête, elle ne peut s'empêcher de ressentir une légère boule de colère à l'intérieur de son estomac. La vie ici est déjà assez dure, sans que l'ombre de Satan ne s'étende sur elle. L'hôpital, il n'a plus rien d'un réconfort. Plus rien, il n'est en rien l'endroit de protecteur dont les gens parlent. Et elle se retrouve enfermé à l'intérieur, avec la chose qui lui fait encore plus peur que les rôdeurs à l'extérieur -et cette peur est déjà immense.

- « Tu te prends pour Jeanne d'Arc, la pucelle ?» Elle n'a même pas le temps de s'enfuir, que déjà, il la retient. Par une simple phrase, qui la fait stopper chacun de ses mouvements. « Restes-là ! »

Elle se retourne lentement, assez pour le voir se rapprocher. Spencer sent son coeur accélérer, encore plus vite lorsque ton visage se rapproche du sien. Et, par le plus grand des malheurs, elle sent ton nez venir frôler le sien, laissant sa peau être parcourue par un frisson dont la cause est l'impressionnante froideur que tu dégages face à elle.


- « Tu me mens. Je déteste ça. Je te conseille de me dire la vérité sinon je te considérerais comme une traître. Et tu sais ce que ça signifiera pour toi. Je compte jusqu’à 5. Un…. N'oublie pas que mentir c'est pécher. Deux… Ne mords pas la main qui te protège. Trois…»

Ses yeux se sont écarquillés à mesure que la noirceur des tiens l'ont enfermés à l'intérieur de ton âme. Spencer a l'impression de tomber dans un puits sans fond, de ne pouvoir se raccrocher à personne, ni à rien, pour se retenir. L'impression d'être prisonnière du plus monstrueux des hommes portés par cette planète. L'impression de n'être plus rien, ni personne. Le décompte se fait, alors que tu continues à le citer des paroles qu'elle entend depuis sa naissance. Des péchés qu'elle ne peut s'empêcher de haïr, parce qu'elle ne peut les utiliser pour s'échapper de ton emprise. Parce qu'elle ne veut pas tomber dans la noirceur qui s’abaisse sur ce monde déjà bien sombre.

Alors, lorsque le numéro quatre s'échappe de tes lèvres, et qu'elle reprend enfin conscience de l'endroit où elle se trouve, ses yeux deviennent plus vifs. Sa bouche, sèche à cause du stress que tu provoques chez elle, a du mal à articuler les paroles qui doivent te convaincre. Une pure vérité, qu'elle ne peut elle-même expliquer. Mais une vérité qui ne te conviendra pas. En même temps, et Spencer le sait, du moment où son nom résonne à tes oreilles, plus rien ne paraît juste à tes yeux.


- « Je suis somnambule.» dit-elle difficilement, avant d'avaler sa salive, ce qui lui permet de reprendre la parole plus aisément sans pour autant oser quitter ton regard. « Enfin je crois. »

Elle panique, son coeur continuant de battre plus fort. Sa main est venue se poser délicatement sur son flan gauche, comme si elle essayait de calmer la vitesse de sa pompe sanguine, sans pour autant y parvenir. Spencer mettrait sa main au feu, pensant qu'elle est proche de la crise cardiaque. Peut-être serait-ce mieux de finir ainsi, plutôt que sacrifiée pour une cause fausse, et injuste ?

- « Je... je n'arrive pas à dormir sans mon mari. Thelma refuse de m'accorder une nuit avec lui et... je me réveil parfois, » ce petit détail est ironique. Spencer se réveil presque tous les jours -bien plus tôt dans la nuit d'habitude, dans une pièce qui n'est pas sa chambre. « dans les couloirs. Personne ne m'avait surprise, jusqu'à aujourd'hui. »

La peur de ta réaction est immense. Le pouvoir que tu as au sein de la secte n'est pas faible, elle ne le sait que trop bien. Et la vengeance que tu auras à propos de cette rencontre matinale sera parfaite, il faut l'avouer. Tourmenter ses songes, et ses journées ne te suffit plus, apparemment.

- « Je ne peux rien n'y changer. Crois-moi, je préférerais de loin rester éveillée dans mon lit, plutôt qu'endormie dans les couloirs, dans cette tenue.»
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MessageSujet: Re: You're the devil of this land. {Spencer/Elijah}   Sam 17 Sep - 10:34

you're the devil of this land.


S’il y a bien une chose que je ne supporte plus c’est le mensonge. Toute ma vie on m’a craché des vérités, ou tout du moins c’est ce que pensaient ceux qui les clamaient. Certaines m’ont atteint plus que je ne l’aurais voulu, mais dans le fond, je préférais ça au mensonge. Aujourd’hui plus que jamais. Alors déjà que miss vertu m’énerve, si en plus elle se met à mytho, ça ne va pas le faire. Je la colle presque et commence un décompte. C’est sa dernière chance. Soit elle me dit la vérité soit personne ne pourra la sauver. Je ne suis pas fou au point de croire que Thelma n’est pas tarée, et je sais parfaitement que dans sa folie elle n’acceptera personne qui remette en question sa sécurité. Il suffit que je lui parle…
Spencer reste à me fixer. Je la sens perdue et terrifiée, comme un animal pris au piège. C’est marrant de voir qu’on n’a pas tous la même réaction face au danger. Quand je me faisais maltraité, je restais sans broncher, je me déconnectais et la peur disparaissait. Elle, elle ressemble à une biche prise dans les phares d’un véhicule qui fonce à toute allure, incapable de réagir. Jusqu’à 4. Enfin elle parle. Je plisse les yeux. Il faudrait être con pour inventer un truc pareil et je ne la crois pas stupide.

« Somnambule. Voilà qui est fâcheux… »

Sans déconner, qui sait où elle ira ou ce qu’elle fera une nuit prochaine ? Pourrait-elle ouvrir une porte ?

« Qui partage ton dortoir ? Il va falloir fermer votre porte ou t’attacher au lit. »

Cette dernière phrase me fait sourire. J’imagine que Thelma ne veut pas que les couples se reproduisent, ou c’est un choix sadique uniquement pour que personne ne puisse s’aimer puisqu’elle a perdu son époux. Si j’étais avec Lyra, nous trouverions des coins pour le faire. Mais la nuit, je ne pourrais pas toujours dormir loin d’elle… La question ne se pose pas, heureusement ou malheureusement, mais pourquoi aucun couple ne fait de demande ? J’en entends beaucoup se plaindre mais personne ne fait rien. Curieux ce comportement humain que nous avons tous, subir en pestant… Bref.

« En attendant je vais t’escorter jusque ton dortoir, faut que tu te prépares. »

Je l'invite à avancer et lui emboîte le pas, raide comme un piquet. Sans prévenir, je lui lance :

« Vous ne baisez jamais la journée ? Nan, parce que ça te fatiguerais peut être.»

Evidemment son air outré m'amuse. Et tout sourire, bien que sérieux :

«  Vu que tu manques clairement d’activité, sinon je suis certain que tu dormirais, je vais voir pour t’emmener à ma prochaine sortie. Crois moi, tu seras tellement fatiguée que tu dormiras en rentrant.»

Je me penche et murmure à son oreille :

« Enfin. Si tu survis. »



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MessageSujet: Re: You're the devil of this land. {Spencer/Elijah}   Ven 23 Sep - 15:35

you're the devil of this land.


A la simple idée de t'imaginer venir l'attacher au lit, tous les soirs, à l'heure du couvre-feu, Spencer ressent un profond frisson qui lui glace le sang, et tout ce qui se trouve à l'intérieur de son corps. Dormir n'est plus une chose facile, mais si elle doit voir ton visage à chaque fois qu'elle se retrouve dans son dortoir, elle ne pourra plus jamais fermes les yeux sa vie. Ce n'est même pas quelque chose d'envisageable, et la jeune femme préfère ne point répondre à cette provocation, commençant à comprendre la façon dont tu fonctionnes. Le diable a toujours agit ainsi, essayant de reculer les limites du possible pour continuer à propager son âme sombre sur la totalité du monde.

Elle s'est mise à marcher devant toi, sentant ton regard persistant dans son dos. Cette situation, Spencer la vit très mal. Se voir raccompagner par Elijah Bloodshire, dans cette tenue, n'est pas ce qu'elle avait imaginé pour aujourd'hui. Les bruits de couloirs vont bons trains ici, et au fond d'elle, la jeune femme espère ne croiser personne d'autre. Alors, elle s'était mise à avancer suite à ton ordre. Ecoutant comme une bonne petite femme qu'elle a toujours été, suppliant son Dieu qu'aucune autre menace que la tienne ne vienne tourner au dessus de sa tête.


- « Vous ne baisez jamais la journée ? Nan, parce que ça te fatiguerais peut être.» Dit-il avec une aisance, qui fait plus que frôler le supplice que tu lui fais endurer.

Directement, ses pas se sont arrêtés, et la mariée s'est retournée. Son regard, outré, posé dans le tien. Ses lèvres sèches, qui s'ouvrent lentement pour former un magnifique -O. Elle a très bien compris ce que tu viens de dire, ce que tu n'as même pas pris la peine d'insinuer. Ca la choque, comme tu peux bien le voir, et il lui faut quelques secondes pour trouver quelque chose à répliquer.


- « Le sexe est une chose importante.» dit-elle sans même percuter à ce qu'elle vient de dire. Elle ne paraît pas choquer de ses propos, comme si tu venais de la blesser. Elle se défend, et pour la première fois, sa voix n'est pas douce. « Et surtout, quelque chose de privé. Je comprend que ça ne le soit pas pour un enfant comme toi, mais laisses-moi en dehors de ça. S'il te plait... » Ajoute-t-elle, comme si elle considérait finalement le sujet sur lequel vous êtes en train de vous pencher.

Sans attendre, elle se remet en route. Les joues rougies, les yeux toujours plein de peur. Elle monte les étages jusqu'à arriver à quelques marches de celui du dortoir. Elle espérait ne croiser personne ? Et bien, ce n'est pas chose faite. Voilà déjà deux, ou trois visages familiers, que vous croisez sur le chemin. Spencer a l'impression de s'enfoncer de plus en plus dans le sol, mais rien n'y fait. Ses pas sont de plus en plus lourds, et le seul espoir qu'il lui reste est de ne pas tomber nez à nez avec un Cobain tout juste sorti du lit.

Mais, l'histoire ne s'arrête pas là.
Qu'une fois de nouveaux seuls,
ta voix se fait entendre.

- « Vu que tu manques clairement d’activités, sinon je suis certain que tu dormirais, je vais voir pour t’emmener à ma prochaine sortie. Crois moi, tu seras tellement fatiguée que tu dormiras en rentrant.»

Un nouveau frisson la prend.
Et elle sent ses pas ralentir.

- « Enfin. Si tu survis. »

Voilà des paroles qui ont le dont de lui donner une imminente envie de vomir. Rejeter les repas qu'elle a pas mangé. Parce que ces mots, elle ne les entend pas comme une simple phrase. Pas comme un simple murmure que tu viens de glisser à ses oreilles, mais comme une sorte de promesse silencieuse tenue entre vous. A partir de maintenant, Spencer aura toujours peur de se retrouver dehors en ta compagnie, qu'elle est aura peur que tu mettes à exécution cette menace silencieuse que tu viens de promettre. Mais, ses pas ne s'arrêtent pas. Elle continu s'escalader l'hôpital, jusqu'à arriver au dortoir. Et, ce n'est qu'à ce moment-là qu'elle se détourne vers toi.

- « Dieu me protège, il ne me tuera point pour mon manque de jugement. Et, si je meurs... » dit-elle avec une voix tremblante, « ce sera sa volonté. Il n'y aura rien à y faire. »
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